Mindfulness Institute

 

« Un manager dynamique donne tout ce qu’il a et tout ce qu’il est pour atteindre ses objectifs et répondre aux exigences de son entreprise. Ses efforts et ses sacrifices sont grands, mais il s’accroche à l’idée, si souvent entendue, que cela lui permettra “d’être mieux” plus tard. Alors que “plus tard semble toujours être pour demain”, l’épuisement surgit comme une explosion. Il réalise qu’il a couru après un mirage et que faire toujours plus ne résoudra rien. C’est par une “manière d’être et de faire autrement” qu’il pourra enfin exprimer son élan et être ainsi créateur de valeur… pour lui et son entreprise… »

Aujourd’hui, plus personne ne met en doute le fait que le lieu professionnel est générateur d’une grande tension. La surcharge de travail, l’ambiguïté des consignes, le manque de reconnaissance, les conflits, la vague régulière des e-mails et la pression grandissante ne font que s’ajouter aux injonctions d’être « un bon ou une bonne quelque chose » : bon père-bonne mère, bon mari-bonne épouse, bon sportif, bonne sportive, bon manager-bon collaborateur-bon leader. Aucune erreur n’est permise, aucun espace pour souffler… Bien pire, la dictature de la perfection et les offres pléthoriques de moyens pour être fort, être beau, être zen, être efficace renforcent cette sensation de jugement perpétuel digne d’un univers concentrationnaire.

Pour beaucoup, nous choisissons un métier dans l’espérance de l’épanouissement. Pourtant nous nous retrouvons, pour la plupart d’entre nous, pris dans une spirale infernale. Notre seul espoir est celui d’une satisfaction ou d’un soulagement à terminer et à barrer de note liste journalière l’urgence qui y traine déjà depuis bien trop longtemps pour ne découvrir que l’inquiétude d’avoir à terminer l’action suivante.

C’est là l’un des axes majeurs d’IMI : aider à comprendre que notre focalisation continue sur l’output, la production, le rendement, l’efficacité, la mesure des résultats, la note ou le diplôme, si nous sommes élève, augmente le stress, réduit notre créativité et nos capacités de collaboration, réduit notre écoute et notre attention aux choses en développant de manière obsessionnelle un seul comportement : s’assurer que nous sommes en sécurité ; que nous avons bien fait ce qui était prévu ; à l’abri de nos peurs de jugements et des risques qui y sont associés.

Les actions que propose IMI, basées sur l’expérience et sur la recherche scientifique,  ont pour but de promouvoir de nouveaux comportements : dans le rapport à soi, dans le rapport aux autres, dans le rapport managérial, dans le rapport à la performance et dans notre rapport au monde.

La performance, quel que soit son objet, arrive de surcroît. C’est parce que nous portons notre attention à bien faire ce que nous avons à faire qu’elle survient, au final, comme une récompense. Nous n’avons pas de contrôle sur notre performance, nous avons contrôle sur nos actes. C’est donc sur nos actes qu’il faut se concentrer.

Nous portons trop d’attention aux buts qui nous sont fixés avec la peur perpétuelle de ne pas les atteindre ; gagner une compétition, un contrat, réussir une présentation en comité de direction ; oubliant ainsi de contrôler si nos objectifs sont atteints et perdant toute possibilité d’Etre dans notre élan vital en agissant et en profitant du plaisir de bien faire ce que nous avons à faire.

Nous pourrions prendre plusieurs exemples pour imager notre propos. Nous prendrons celui qui nous est le plus cher, facilement transposable au monde du travail : l’appontage sur porte-avions.

Jeune pilote, en apprentissage à l’appontage la première consigne dont j’ai gardé souvenir était : « il vous faut vous poser, mais pour cela vous ne devez pas regarder le pont du porte-avions. Vous devez contrôler vos paramètres de vitesse, de pente, d’alignement principalement en jouant sur vos gaz et sur vos palonniers et si vous faites bien cela vous vous ferez surprendre par le fait d’apponter » !

Traduit dans un langage managérial, cela donnerait : « il vous faut améliorer vos ventes, mais pour cela vous devez vous assurer d’améliorer le relationnel avec les 20 principaux clients existants et d’augmenter de 10% les prospects. Si vous menez à bien les actions nécessaires pour cela, la performance suivra. »

Autrement dit, il convient :

  • de définir un but à atteindre,
  • de préciser les objectifs à contrôler,
  • de focaliser son attention sur les actions à mener.

Si ceci est fait correctement, la personne peut rester dans ses compétences dans son élan et ses envies d’actions (ce pour quoi elle a choisi ce métier), simplement contrôler les objectifs qu’elle à baliser et la performance pourra alors survenir.

  • Laisser la performance survenir.
  • Contrôler l’atteinte des paramètres (objectifs) fixés,
  • Faire bien ce que j’ai à faire,

Nous n’avons jamais contrôle sur notre but à atteindre, ne serait-ce que parce que nous avons des concurrents et que nous ne contrôlons pas leurs actions ou que nous ne maîtrisons pas les aléas de la météo, ou des grèves, par exemple.

Notre ambition est de vous accompagner à devenir une entreprise, un collaborateur ou un manager performant, engagé, libre de ses propres choix, capable d’être serein dans le chaos journalier en acceptant et en gérant aussi bien ses réussites que ses échecs.