Lexique

La Mindfulness :
Concept issu principalement du Bouddhisme, mais se retrouvant sous différentes formes dans toutes les grandes spiritualités et dans les grands courants philosophiques, il désigne l’aptitude à observer ce qui se passe en moi ou hors de moi, à l’accepter comme étant ma réalité, sans porter de jugements positifs ou négatifs. Cette aptitude a été décrite scientifiquement. La recherche montre alors qu’une personne mindful est plus résiliente, plus apte à vivre le présent et à focaliser son attention sur l’activité en cours, plus apte à une créativité, ouverte à toutes les remarques qui lui parviennent, gère mieux les situations de stress, plus encline au bonheur et possède un sentiment d’efficacité personnelle plus élevé.

Méditation :

L’objet même de la méditation est d’apprendre « à être là », dans l’instant. C’est certainement l’exercice le plus concret de la mindfulness. Cette méditation peut se faire de manière formelle, assis sur un coussin ou sur une chaise, mais aussi en action, en cours de repas ou en cours de réunion. Si on tente de décliner les choses de manière plus compréhensible, c’est un exercice qui nous permet progressivement de prendre conscience de ce qui est là, de ce qui se joue, principalement en moi. Elle permet l’apprentissage d’une posture en conscience témoin, me permettant d’observer et de ne pas juger ce qui se déroule : pensées, émotions, croyances, représentation, projections, etc. Deux grands types de méditations sont habituellement présentées: la première a pour but de calmer le mental, les pensées en focalisant son attention sur un élément précis, la respiration par exemple. La seconde à l’opposé nous demande une ouverture à 360° et requiert de se laisser pénétrer de l’ensemble des éléments qui se présentent sans pour autant se faire happer par eux. Le plus difficile pour nous étant certainement d’accepter que je pratique cet exercice sans but spécifique. 

La Cohérence cardiaque :
Le cœur joue un rôle déterminant dans l’émotivité et même sur notre état général. La notion de cohérence cardiaque rend compte d’un système de régulation réciproque entre le cœur et les structures cérébrales. Cette régulation peut s’apprendre de manière volontaire par l’intermédiaire d’une pratique utilisant un logiciel de biofeedback. Les personnes en cohérence cardiaque gèrent mieux le stress, sont plus efficientes, ont tendance à mieux réguler les tensions relationnelles.

RPS : Risques Psycho Sociaux.

Tels que décrits dans le rapport Nasse-Légeron remis au Ministre du travail en 2008, les risques psychosociaux font référence à de nombreuses situations : stress, harcèlement moral, violence, souffrance, suicide, dépression, troubles musculo-squelettiques, etc. Cette pluralité justifierait peut-être qu’on utilise le singulier, le risque psychosocial, comme on parle du risque cardiovasculaire en se référant au modèle médical. Le vocable stress utilisé ici est alors une conséquence. Dans la réalité, les risques psychosociaux représentent l’ensemble des causes potentielles de stress, dans sont sens scientifique.

Le stress :
La définition admise dans l’Union Européenne est la suivante : « On parle de stress au travail lorsqu’il existe un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement professionnel et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face. Il en résulte des conséquences sur la santé des salariés et des dysfonctionnements dans l’organisation ».

La souffrance au travail :
Selon C.Dejours, « La souffrance au travail, c’est le vécu qui surgit lorsque le sujet se heurte à des obstacles insurmontables et durables, après avoir épuisé toutes ses ressources pour améliorer l’organisation réelle de son travail vis-à-vis de la qualité et de la sécurité. En d’autres termes la souffrance pathogène commence lorsque le rapport du sujet à l’organisation du travail est bloqué ».

Le harcèlement :
se définit « comme un ensemble d’agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits du salarié et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ». (C. DEJOURS. P. MOLINIER (1994) Le travail comme énigme Revue Sociologie du travail 38, n° hors série 94, p. 147).

L’épuisement professionnel ou burn out (traduction: saturation, épuisement) :
Freudenberger a été le premier a utiliser le vocable de burn-out pour décrire un état de fatigue généralisée chez des professionnels de la santé mentale en milieu de travail.
Le burn-out serait alors « un effondrement, un épuisement ou une fatigue extrême provenant d’une demande excessive d’énergie, de forces ou de ressources ». Maslach a donné une définition plus complète du burn-out en incluant l’épuisement physique et mental observé chez tous les professionnels dont le travail implique un contact continu avec les autres. Maslach a suggéré que le syndrome n’apparaît pas soudainement mais qu’il est causé par un stress de longue date qui n’est pas contrôlé par le travailleur. Plus tard encore, Maslach et Jacskon ont identifié trois axes au syndrome du burn-out qui sont encore employés aujourd’hui dans la littérature scientifique : l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et le faible accomplissement personnel.

L’ E.M.D.R : La thérapie EMDR est une nouvelle approche de psychothérapie qui utilise la stimulation sensorielle des deux côtés du corps, soit par le mouvement des yeux soit par des stimuli auditifs ou cutanés, pour induire une résolution rapide des symptômes liés à des événements du passé. Cette thérapie poursuit le mouvement de recherche clinique et de soins inaugurés par la psychanalyse, la thérapie cognitive comportementale, les traitements par exposition, la médecine humaniste, les thérapies systémiques et les psychothérapies brèves centrées sur la personne.